face avant Nissan Leaf e+
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Quelle est la vraie autonomie de la Nissan Leaf e+ ?

La Nissan Leaf e+ dispose d’une batterie li-ion de 62 kWh et d’une autonomie d’homologation WLTP de 385 km. Mais quelle est cette autonomie dans la vraie vie  ?

Le verdict de l’autonomie en conditions réelles

L’une des pionnières de la mobilité électrique moderne, la deuxième génération de Nissan Leaf a eu droit à une mise à niveau de sa batterie lithium ion avec une version avec 50 % de kWh en plus. Ces kilowatts.heure supplémentaires lui permettent de frôler les 400 kilomètres d’autonomie sur une seule charge selon le cycle d’homologation WLTP (1). Mais, on le sait, les homologations ont tendance à être un peu généreuses en matière de consommation.

D’après nos essais en conditions réelles, la compacte électrique de Nissan a une consommation qui varie du simple au double, entre 13 et 25 kWh/100 km selon le type de route et de conduite. Aussi, cela donne une autonomie entre 250 et 420 kms selon le trajet. De quoi envisager plus d’une semaine de trajets quotidiens sans recharge, et même des trajets par autoroute, à condition d’avoir le bon type de recharge à disposition.

arrière de la Nissan Leaf e+

Évidemment, pour aller plus loin, en véhicule entièrement électrique, il faut savoir éviter de toucher fortement à la pédale de frein. Avec le freinage régénératif, on peut anticiper les ralentissements et récupérer de l’énergie à la décélération. Cela peut grimper jusqu’à 15 % ce qui n’est pas négligeable.

  • 14 à 15 kWh/100 km sur départementale entre 70 et 80 km/h
  • 17 kWh/100 km environ sur un mix départementale + voie express
  • 23 à 25 kWh/100 km sur voie express ou autoroute de 110 à 130 km/h
Type de routeAutonomieConsommation
Départementale, hors ville420 km< 15 kWh/100 km
Mix départementale et voie rapide péri-urbaine360 km17 kWh/100 km
Voie express ou autoroute240 km25 kWh/100 km

Comment charger la Leaf e+ ?

La Nissan Leaf e+ dispose d’une trappe à l’avant. Cette dernière dissimule une double prise. La première, en courant alternatif, est de type 2. C’est le type de prise de charge la plus répandue en Europe et permet à la fois une recharge lente via un adaptateur, ou une recharge accélérée sur wallbox. A côté de cette prise Type2 reliée au chargeur intégré, on trouve une prise à courant continu, type CHAdeMO. Ce format très répandu au Japon, mais aussi un peu partout dans le monde, permet une charge rapide jusqu’à 50 kW de puissance.

coffre Nissan Leaf e+

Types de recharges possibles avec la Nissan Leaf e+  :

  • Recharge lente sur prise domestique 220 Volts, 10 ampères. 2,3 kW de puissance soit environ 15 km par heure de charge. L’adaptateur est fourni.
  • Charge lente sur prise sécurisée 16 A. 3,7 kW soit environ 25 km par heure de charge
  • Borne de recharge accélérée sur Wallbox 7 kW. Cela représente environ 45 km par heure de charge
  • Recharge rapide CHAdeMO DC jusqu’à 50 kW. Environ 90 minutes pour 80 % de charge soit 50 kWh récupérés.

Ainsi, en fonction de l’utilisation que vous avez de votre Nissan Leaf, et du type de charge à disposition, vous allez pouvoir récupérer rapidement de l’autonomie. Pour tous les jours, une simple prise domestique 10A classique suffit. De quoi «  biberonner  » (2) à chaque arrêt, et même dans des lieux sans borne électrique. Il n’y a pas que Tesla, loin de là, à disposer d’une grande autonomie.

Combien coûtent 100 km en Nissan Leaf e+ ?

Si on reprend les consommations que nous avons constatées lors de nos différents trajets avec la Leaf, nous avons donc des chiffres entre 15 et 25 kWh/100 km. Avec une charge domestique, le prix du kWh est d’environ 0,16 € (hors abonnement). Cela représente un coût de 2,4 € à 4 € pour 100 km. Au quotidien, il vous en coûtera de 2,4 à 2,7 € les 100 km. Largement en-dessous du coût du carburant pour un moteur thermique essence et diesel.

De quoi compenser le prix d’achat du véhicule tout électrique plus important, mais après plusieurs dizaines de milliers de kilomètres. Surtout, avec l’électricité très peu carbonée en France (3), vous avez la satisfaction d’émettre peu de CO2 en roulant. On peut même alimenter un véhicule avec des sources renouvelables. Le véhicule zéro émission n’a jamais aussi bien porté son nom.

prise de la Nissan Leaf e+

En conduite rapide, sur voie express ou autoroute, dès que vous allez dépasser les 200 km de trajet, vous devrez vous brancher sur une borne rapide pour ne pas attendre des heures avant de repartir. Une borne publique a un coût qui dépend de l’opérateur. Certains ne demande que 30 centimes d’euros du kWh, d’autres, beaucoup plus. Ionity par exemple demande près de 0,8 € par kWh sans abonnement. Pour «  remplir  » la batterie lithium avec 50 kWh (un peu plus de 90 minutes de charge CHAdeMO), cela représente un total de 40 €  !

Rouler en voiture électrique, comme la Nissan Leaf e+, il faut, plus que jamais, planifier ses déplacements. Pour ne pas être pris au dépourvu, batterie non assez pleine pour un trajet au débotté, il suffit généralement de brancher la voiture via le câble adaptateur pour prise électrique. Les aides publiques, cumulées à celles des constructeurs permettent de se faire installer une borne murale type wallbox gratuitement ou à peu de frais. De quoi recharger plus rapidement. Enfin si vous voulez faire un long trajet à allure rapide, vous devrez regarder la carte des bornes rapides, et programmer votre trajet sur le système de navigation qui trône sur le tableau de bord dans l’habitacle de la Leaf. Ce dernier vous guidera vers la borne la plus proche pour arriver à bon port.

compteurs Nissan Leaf e+

Les véhicules électriques à batterie augmentent leur part de marché

Depuis plusieurs mois, et encore plus en ce début d’année 2020, la voiture électrique est en vogue. Outre les désormais classiques Renault Zoe et Nissan Leaf, on retrouve la Peugeot e-208 et la Tesla Model 3 dans le top des ventes mensuelles de véhicules neufs. Sur les deux premiers mois de 2020, il s’est vendu environ 22 000 voitures électriques en France.

Le marché automobile électrique décolle avec une part de marché supérieure à 7 %. Le bonus écologique est revu par l’Etat avec 6000 € pour un véhicule vendu moins de 45 000 €. Pour un véhicule entre 45 et 60 000 €, le bonus est diminué à 3000 euros. Il n’y a désormais plus de bonus électrique pour les véhicules vendus plus de 60 000 €.

Notes  :
(1) Worldwide Harmonized Light-Duty Vehicles Test Procedure ou procédure d’essai mondiale harmonisée pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers en français.
(2) Biberonner  : brancher sa voiture sur une prise domestique dès que possible, même pour peu de temps.
(3) Le taux moyen d’émission de CO2 par kWh d’électricité produite en France en 2019 est de 35 g/kWh

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